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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:33

 

Mai a suivi avril.


Mes dessins s'empilent.

 Ils m'emmènent sur un chemin que je ne connais pas bien, et sur lequel j'avance à tatons. 

 

Ils feront, certains tout au moins, l'objet d'une exposition qui débutera le 22 juin prochain

et se terminera le 28 juillet.

 
Ce sera à Saint Etienne et à L'Atelier du Coin.


Habitee-essai-3--basse-res.jpg

 

D'ici là, je vous invite à aller un oeil, les deux, les bras, les jambes, les oreilles et tous vos sens,

sur la nouvelle expo collective qui commence aujourd'hui à L'Atelier du Coin.

"Le droit d'aimer"... Le vernissage, c'est ce soir!

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:24

 

 

 

Le fusillé001

 

 

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:46

 

 

On est là,

sur l’esplanade d’une gare.

C’est un dimanche et un 29 avril et on attend un train.

 

Sous un ciel lavé et un vent qui semble pour un temps vouloir s’apaiser, on regarde.

Aux pieds d’un homme de pierre blanche, dans sa souffrance allongé,

des hommes, des drapeaux, quelques femmes.

Des fleurs en gerbes laides, une à une, à ses pieds liés, déposées.

 

On regarde sans comprendre,

et pourtant on comprend.

Il y a là aussi des hommes qui jouent et des notes qui s’élèvent.

Et vient le Chant des Partisans.

 

On est loin, on n’était pas là pour ça.

L’esplanade est blanche et presque rieuse,

et calme et grave.

 

On ne peut pas ne pas regarder,

on ne peut pas ne pas écouter.

Mais d’autres images déboulent.

On ne les avait pas invitées,

elles s’imposent.

 

On sait si peu, trop peu, si peu,

de ce grand-père qui, un jour de l’année 1939,

dans cette même gare,

a du quitter.

Qui, quelques années plus tard, à nouveau, ce parvis, a foulé.

 

Plus de foule,

pas de fleurs ni de clairons,

seulement une femme et deux garçons.

 

C’était trop loin d’où il venait,

là où on l’avait envoyé.

C’était trop tard quand il est rentré,

les clairons s’étaient envolés.

 

On veut croire qu’il s’en serait moqué des clairons,

on en est presque persuadée.

Mais on ne sait rien,

rien que les deux ou trois bribes d’histoires qu’on nous a racontées,

et à partir desquelles on s’est mise à broder.

 

Il revenait de loin,

de plus loin encore.

On imagine qu’il ne devait pas être très épais.

On ne sait pas s’il restait de la lumière dans ses yeux.

On se demande.

 

On est là,

avec ces trois mots et ces images en tête,

avec des flots de larmes,

et des sanglots qui émergent d’un profond qu’on avait oublié.

 

On se fout de ceux-là et de leurs gerbes laides,

on pense à un homme.

 

Les hommes,

on les met dans des cases.

Résistants – déportés – Fusillés.


Mais il y a ceux, qui, par bonheur ou par malheur, n’y entreront jamais.

 

Je n’ai pas vu au pied de la statue,

 « Aux soldats de seconde classe,

partis sans avoir rien demandé,

qui n’ont pas baissé les bras,

les ont brûlés pour ne pas les donner,

qui n’ont pas baissé la tête,

et l’ont payé »

 

Ni résistants, ni déportés, ni fusillés,

mais les trois à la fois,

six ans après être partis, ils sont rentrés,

maigres et balafrés.

Sur le quai,

personne, sinon une femme et deux enfants, ne les attendait.

 

Ils ne seront jamais « résistants », « déportés », « fusillés »,

l’État n’a pas voulu.

Ça coûte cher une guerre.

N’ont jamais cessé de résister pourtant,

en ont payé le prix, dans leur chair, leur vie.

 

Il n’y avait pas de gerbes ce dimanche pour les oubliés, les reniés,

pour les injustement sacrifiés.

Pas de clairon non plus pour ceux qui n’avaient rien demandé,

qui ont été trahis, abandonnés.

 

Il y en avait en moi,

des fleurs,

et elles n’étaient pas laides.

 

Il y en avait pour lui,

et pour tous ceux qui comme lui sont partis,

sans avoir rien demandé.

Pour ceux qui sont rentrés, ou pas,

de si loin,

de là-bas,

les avant-bras brûlés,

et la lumière dans leurs yeux à jamais envolée.

 

Fleur rouge001

 

Ce là-bas-là.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 15:10

 

Imaginons que le grand vent qui secoue aujourd'hui ce qui entoure l'atelier vienne aussi me secouer.

Imaginons qu'il rapporte avec lui l'inspiration partie.

Imaginons que dans huit jours nous ayons comme un grand changement à fêter.

Imaginons de l'air, de l'eau, des bras, des graines qui poussent, de la solidarité.

Imaginons une expo au début de l'été.

Imaginons des vies que nous aurions le désir d'inventer.

               

Maison--reduite.png

 

On ne sait rien, ou pas grand chose.

On verra.

On inventera.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 21:36

... mais pas seulement.

 

Barbara l'a chanté.

Nous, on aimerait bien pouvoir reprendre sa chanson,

dans quelques semaines,

et retrouver l'espoir d'enfin respirer un air dépollué des relents méprisants et mensongés d'un petit roi qui rêve d'être grand.

 


 

Photo1987.jpg

 

 

 

Regarde

Quelque chose a changé

L'air semble plus léger

C'est indéfinissable...

 


 



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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 21:11

 

C'est l'été.

Arpenter du regard le bas côté du sentier,

mi-ombre, mi-soleil.

Le chemin est de sable, les abords de broussaille.

Laisser ses yeux divaguer, scruter, chercher,

se fixer.

Cueillir, du bout des doigts, le lilliputien trésor.


Se poser la question de la couleur.

 

Photo2181.jpg

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:39

 

Il y a du doux et de l'acidulé, 

 du piquant, du craquant, du velouté,

 des nappages couvrants ou transparents, des glacis déglacés.

Il y a des pots de verre et des cuillers pour mélanger,

des palettes de porcelaine fine et parfois même des fourchettes pour gratter.


Photo2345.jpg

 

Il y a, comme en cuisine, le délicieux plaisir d'inventer.


Photo2343.jpg

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:43

 

Ah, vous trouvez qu'il fait froid?

 

dessins-d-ete-7--ete-2007.jpg

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 12:48

Entre le rare soleil et le fréquent brouillard,

le jour se faufile,

et doucement, se plait à s'étirer, en ce début d'année.

Qu'on le veuille ou non, il va falloir le suivre.

 


l-eveil--2007.jpg

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 20:25

Je l'ai sorti de mon chapeau.

Depuis huit ans qu'il y dormait,

je suis allée l'y réveiller.

Il m'a dit:

2 0 1 2 

 déjà?

J'ai dit oui.

Il m'a dit:

J'ai dormi tout ce temps là?

J'ai dit oui.

Il m'a dit:

Il parait que 


J'ai dit oui.

 

 

Calendrier-2004.-Clown-jpg

 

Alors il est rentré dans mon chapeau, et il s'est endormi.

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